LE SYNDICAT FACTION VIVANTE - Live in Brussels 2015

« Sharpened Bruitism in Direct Mode is induced by Total Chance »

In December 2015, an important audiovisual event around industrial music took place in Brussels. Part of this program was a concert of the french Le Syndicat Faction Vivante, who is self-described as 'instant action training and final execution in public'.


This live action was performed by two operators: Ruelgo, the ultimate representative of the french bruitist band Le Syndicat, and Saphi, the leader of the project Nocturne


The visual aspect of the show has also highlighted the intensity of this concert: 2 mini-cameras were filming the operators’ hands in action, and the result was projected live on stage. A static camera captured an overall view and, on the balcony, I was in charge of a second one, shooting closeups or short camera movements.


Considering the variety of the sound performed during the show as much as regards the global visual aspect, the video of the concert is merely astonishing. It is also another major step in the bruitism endeavour that Ruelgo has continued to pursue since more than 3 decades.

A version in a lower quality is on the youtube channel of Le Syndicat.
More pictures of the show can be viewed here.



The first album of the band will be released in 2017 on Aussaat.
(trailer on the facebook of Le Syndicat Faction Vivante)


NOISE RECEPTOR journal - Issue 3 (2015)

« sound with impact - analysing the abstract »

Noise Receptor is an Australian publication dedicated to the diverse sub-genres of industrial music, and is a necessary item to have for everyone interested in this underground scene. It is a specialist micro print endeavour which constitutes the physical manifestation of the website, but contains new interviews and art content to differentiate it from the already published web-based reviews.


This issue offers in-depth interviews with the projects Puce Mary, Wertham, Alfarmania/ Survival UnitAischrolatreia, the label Fieldwork, a Genocide Organ profile and a hundred of detailed reviews (ambient, industrial, experimental, power electronics, etc.). It also includes 13 pages of exclusive artwork by Kristian Olsson, and his DIY industrial culture ‘cut and paste’ aesthetic gives an appropriate touch to the visual aspect of this issue.

The editor, Richard Stevenson, gives us a clear statement regarding his involvement in this journal, and specifically the interviews herein: “One critical element remains unchanged: being the goal to ensure all interviews are long form and in-depth and going well beyond cursory surface level questions to cover in detail the themes and concepts explored by featured artists”. Indeed, the concern of the interviewer makes that all these interviews highlight the spirit within and the intent behind the creative works of each musician.

The last thing that will make you convinced to purchase this issue, is the conclusion of the Richard Stevenson’s editorial: 
“However, sometimes I do wonder if a large section of the newer ‘internet’ generation has simply missed gaining an appreciation of print media and underground ‘zine culture’. This observation is based on fact that the noise receptor journal facebook page has roughly double the number of ‘likes’ compared to the number of physical magazine which have been sold per issue to date. Noting than none of the featured interview content is available online, it seems that many are missing the best parts of this publication. Their loss really. Regardless, this magazine remains dedicated to all who value the permanence of print media and underground ‘zine culture’.”


A5 Format. 114 pages in length. Professional print ‘perfect bound’ spine, with matt laminate, thick card stock cover. Colour cover and greyscale throughout. 
International distribution: USA, UK, Germany, Finland, Sweden, Norway, Canada, France.
All details + a vimeo promo here.

NOX - Rock En Rut

Musique industrielle et pourtant sexuelle, incantation précédant la chute du corps dans la poussière, chant tribal résonnant dans une zone urbaine désertée, Nox est un groupe majeur de la première génération de groupes post-industriels français.



Nox est le groupe créé par Gerome, qui en fut le pilier et seul membre régulier depuis sa création.

A la fin des années 70, il participe d'abord à plusieurs groupes dont les influences vont du Krautrock allemand (Neu, Can…) à la première vague du mouvement punk. Etudiant aux Beaux-Arts, Gerome aborde la musique avec un état d'esprit différent, déjà désireux d'utiliser le son comme une matière, et c'est un punk expérimental que propose les premiers projets où il s'implique. Il est vrai qu'en France, le punk revêt un côté bien plus arty qu'en Angleterre (où il est plus tourné vers des revendications sociales) et on y retrouve pas mal de personnes issues des arts plastiques ou de la peinture.

Il découvre ensuite la musique industrielle avec Cabaret Voltaire et Throbbing Gristle, et désire ouvrir plus amplement ses compositions à l'expérimentation. Avec Arno (guitare, voix) et Cécile Babiole (basse, voix, percus), Nox naît réellement en 1982 à Metz, le groupe existe depuis à peine 2 répétitions quand il livre sa première performance, ce concert extrême et primitif les incite à continuer.



Le nom du groupe, bien que voulant dire La Nuit en latin, est surtout choisit pour sa sonorité courte, percutante et prononçable partout dans le monde. Une notion que l'on retrouve aussi dans les vocaux, car bien qu'il y ait toujours eu des textes, ceux-ci étaient triturés pour se résumer au final à une forme phonétique. En parallèle le logo du groupe apparaît, inventé par Cécile et mis en forme par Gerome ; ces trois personnages se rapprochent de l'art africain, une influence réelle dans le groupe, que l'on retrouve aussi dans les programmations de la boîte à rythmes, répétitive et tribale.

En 1983, Nox participe au festival Nuit & Brouillard à Paris, avec Die Form, Berlinerluft (premier projet commun de Pacific 231 et Vox Populi!, Whitehouse, Psychic TV (finalement annulé), Art & Technique et Sprung Aus Den Wolken. Le collectif était d'ailleurs connu pour être très exigeant concernant ses prestations live et intégrait, comme Einstuerzende Neubauten à ses débuts, des percussions métalliques constituées d'objets divers récupérés dans la rue le jour même du concert.

Nox s'installe à Paris et autoproduit sa première cassette en 1984. Acte 1 est le fondement musical du groupe : une transe urbaine énergique et hypnotique, à base de rythmiques linéaires, de guitares abrasives et de voix rituelles.
Arno se retire ensuite du groupe, mais Cécile et Gerome rencontre Laurent Perrier au premier concert de Sonic Youth à Paris en 1986. Celui-ci s'implique très vite dans le groupe en tant que second guitariste, percussionniste et chanteur, et participe rapidement à l'enregistrement du disque en cours, qui sort sur le label berlinois Dossier Records. Le LP Session 84-86 comporte ainsi une face datant de 1984, à l'époque où Arno officiait encore dans le groupe, et une seconde avec ce nouveau line-up. Tout en restant répétitive et tribale, la musique s'étoffe, notamment grâce à l'accès à des moyens techniques plus importants.

Comme d'habitude, chaque base de morceau est toujours retravaillée par le groupe en entier et la manière de composer reste alors collective. Le radicalisme sonore de Nox s'accentue avec cet opus, et peut se rapprocher de certains titres des Swans.

En 1988 sort le vinyl Crowd 33/45 RPM sur le label nancéen Permis De Construire. Pour privilégier certain morceaux, une face du disque y est pressée en 45 tours (comme pour un maxi), améliorant ainsi le son grâce à un sillon plus large puisque gravé sur une plus grande surface. Cet album est plus mélodique, adouci par de nombreuses sonorités acoustiques.

En 1989 ressort en LP la première cassette, remixée et renommée Acte 1 : Back to the Roots !. Comme à l'origine les voix avaient été directement enregistrées pendant le mixage, elles ont dû être réinterprétées intégralement pour cette réédition, Gerome réenregistrant aussi celles précédemment réalisées par Arno.

Cette même année, rencontré par le biais de Permis De Construire où il était aussi signé, Laurent Pernice intègre Nox en tant que percussionniste.



Le CD Live à la Manufacture sort également chez Permis De Construire Deutschland et, bien que simplement enregistré sur un walkman stéréo, ce disque transpire de l'énergie tribale brute et envoûtante que le groupe dégage en live. Leurs performances participent de la confrontation et de l’engagement, et si jamais il y a un message chez Nox, c'est par la musique qu'il passe. L'essence de la révolte y est exprimée de façon énergique et binaire, remettant ainsi en question une certaine forme de modernité en y insufflant des notions de brutalité et d'instinct premier.

Toujours en 1989, sort le LP 25cm Rut chez Odd Size, auquel seuls Laurent Perrier et Gerome participent. Quasiment instrumental, l'album développe des climats froids et oppressants, la priorité étant donnée à des nappes sonores puissantes et hypnotiques, peuplées d'innombrables guitares.

En 1990 sort le dernier opus du groupe, Killin' Drive Power, en hommage à JG. Balard (auteur du livre Crash !) qui sonne plus rock, lourd et lancinant, pouvant évoquer Ministry par endroits. Une énergie incendiaire pour un album qui marque également l'apparition du mot articulé, mais qui ne retire rien à la puissance du cri.

Cécile Babiole quitte le groupe pour s'impliquer définitivement dans ses propres projets audiovisuels, et Nox ne se produisant plus trop en live, Laurent Pernice, pour qui c'était une motivation majeure, le quitte aussi. Réduit à l'état de duo, le groupe enregistre un disque qui ne sortira finalement jamais, et Nox s'arrête définitivement en 1994.


Cet article a été reproduit ou cité ici et ici.
Cet article est initialement paru en 2006 sur le webzine Obsküre, et quelques corrections y ont été apportées en 2016.

JEAN-LOUIS COSTES - Seul Contre Tous

Jean-Louis Costes est un artiste incontournable du paysage indépendant français ; connu de beaucoup mais peu reconnu, il ne cadre avec aucune esthétique existante et n'est finalement légitime dans aucune scène musicale ni théâtrale. Son public est un mélange hétéroclite, majoritairement composé d'individus isolés, de l'anarcho-punk à l'adepte de musique industrielle.



C'est au milieu des années 70 que Costes commence à jouer du clavier dans un groupe et, comme tous les apprentis musiciens de cette époque, essentiellement avec des reprises de rock. Il évolue rapidement vers des choses de plus en plus bruyantes, et c'est avec le début des possibilités d'enregistrement de home-studio qu'il produit ses premières maquettes. Immanquablement rejeté par les maisons de disques, il prend sa revanche, en radicalisant d'abord ses textes dont il fait un style, une technique, dès sa première cassette en 1985.
Quand il enregistre, il travaille sans réelle direction mais en centralisant ses idées autour d’un thème précis, puis se lance et inscrit une pensée brute sur la bande magnétique, dont il conserve les éléments les plus spontanés. Musicalement, ses morceaux sont souvent basés sur des mélodies “pop” simplistes, qu'il déconstruit ensuite et perturbe par un chant braillé. Il mutile ses compositions, rend le tout volontairement inécoutable, et obtient un résultat à l'opposé d'une chanson à l'ambiance linéaire et facile.

Costes a ainsi auto-produit près d'une centaine d'albums (cassettes, vinyles et CD), et réalise souvent lui-même ses pochettes, faites de collages minimalistes le mettant crûment en scène dans la thématique développée tout au long de l’opus.
Détailler de manière traditionnelle ses albums n’aurait objectivement aucun sens tant il a exploré tous les recoins obscurs de la psyché humaine. Il a enregistré des milliers de titres sur des thèmes si différents, qu'il est d'emblée en tête du hit-parade du nombre de sujets abordés dans une chanson. Costes ne dépeint pourtant pas sa propre vision de la société, mais traite plutôt de la face cachée de l'humanité. Une démarche qui revêt a posteriori un côté sociologique indéniable ; son œuvre est progressivement devenue le témoignage d'une époque donnée d'où se dégage une sorte de philosophie, tout au moins sur la nature des rapports humains.

Là où d'habitude, risquant de passer pour des cons où des minables, les autres s'arrêtent d'écrire, Costes, lui, commence. Au début du malaise, de la honte, de la solitude, de la haine, du dégoût de soi, du rejet de/par la société, de la scatologie, du sexe, du racisme, de la folie, de l'échec, de la perversité, de la faiblesse ou de l'amour à mort : ses textes sont un défouloir, une sorte d'auto-catharsis apaisant aussi. Il ne supporte pourtant pas plus que certains de ses auditeurs les mots parfois haineux qu'il utilise, mais il a choisi de faire des vices et des excès de l'espèce humaine une démarche artistique extrême.



L’auditeur curieux pourra commencer son aventure dans l’univers de Costes par certains de ses albums les plus caractéristiques : la parodie extrême du racisme avec Livrez Les Blanches Aux Bicots (1989), le recueil des chansons d’amour de Sorcières (1990), l’opus anti-femme de Terminator Moule (1992) ou bien anti-japonais avec Jap Jew (1993, CD en anglais avec quelques morceaux chantés en japonais). Son CD le plus connu est probablement le brûlot anti-rap NTM-FN (1996), et l’album qui développe le plus en détail son concept anti-race est Raciste Positif (1998). Nègre Blanc (1999) traite quant à lui du jazz (il est sorti sur le label français Rectangle qui a également produit la compilation Hommage à Costes en 2003), et Nike Ta Race en 2000 est une collaboration improbable avec rappeurs et chanteurs de raï. 
Dans ses récentes productions on peut noter Fecal Master (sur le label américain Fecal Matter en 2004) qui traite de la scatologie, Œuvre Au Noir (sur le label français Amortout, aussi en 2004) qui propose une parodie féroce et humoristique de la scène black métal et de ses codes, ou encore Catholique autoproduit par Costes en 2005, explorant la thématique religieuse.



Mais en glorifiant l'inacceptable, en plaçant souvent ses propos entre l'envie de rire et l'envie de vomir, Costes a toujours eu des ennemis tenaces ; de l'extrême droite aux rappeurs, des ligues antifascistes à la gauche bien pensante… La liberté d'expression n’est souvent acceptée que dans un cadre déterminé, or Costes est clairement et perpétuellement hors de ce cadre.
Sa principale censure n'a pourtant jamais été directement celle de l'Etat, mais au début plutôt celle d'individus ou de structures refusant de le promouvoir ou de le distribuer. Pourtant, depuis 1997, les choses ont basculé avec internet, et malgré l'aspect satirique évident de ses textes, plusieurs ont été considérés comme racistes, et l'ont amené devant les tribunaux. Pourquoi ?
Car, dans les personnages de ses chansons, Costes illustre souvent le mal, et ce qu'on lui reproche, c'est de ne pas donner assez de caution morale à ceux-ci, surtout sur ce médium grand public qu'est internet. Or c'est précisément cet aspect moral qu'il ne veut absolument pas intégrer dans son œuvre car, pour lui, ce n'est pas à l'artiste de prendre ce genre de précautions. Le spectateur, l’auditeur, le lecteur ne doit pas avoir besoin d’une caution pour deviner ce qui est condamnable et ce qui ne l’est pas : son jugement seul doit lui permettre de juger et de condamner l’extrémisme, l’horreur, sans besoin d’une morale supérieure qui lui dicterait son opinion et lui expliquerait que tel ou tel personnage est «mauvais ». A l'heure actuelle, c'est encore le plus long procès en cours mettant en cause un artiste français.



Un autre aspect important du travail de Costes concerne le live, car d'une part il a fait beaucoup de performances et, surtout, il y théâtralise son univers. Fortement influencé par les cérémonies religieuses africaines, il intègre cet aspect vaudou dans ses shows qui n'ont rien de concerts traditionnels. Il utilise sur scène son corps comme un médium, au service de l'histoire et du spectacle final, peu importe ce que celui-ci doit subir pour y arriver, et le spectateur doit en avoir pour son argent.
A ses débuts, il fait quelques performances seul ; puis en 1988 il rencontre la chanteuse et performeuse Lisa Carver, alias Lisa Suckdog, et c'est avec elle que les premiers vrais shows prennent forme : violents, dérangeants et drôles à la fois. Alors qu'en studio il travaille en solitaire, sur scène il aura dès lors souvent recours à des complices, hommes et femmes, qu'ils soient eux-mêmes performeurs ou tout simplement issus du public. Ses spectacles ont été joués dans toute l'Europe, mais aussi au Japon et aux Etats Unis. Ses shows ne sont jamais une simple extension d'un album mais toujours un spectacle à part entière, où l'action est très dynamique ; une forme de théâtre chanté, qui développe en général un thème de long en large, de ses aspects les plus triviaux aux plus profonds.
Sous une apparence chaotique, la représentation est ainsi organisée autour d'un scénario, dirigé une bande-son en playback qui sert de fil conducteur, sur laquelle il chante. Adepte du premier degré, Costes ne développe presque pas l'aspect psychologique de ses personnages et leurs réactions sont instinctives. La mise en scène y est également primitive et les actes sont instantanés et peu exprimés par des dialogues, à l’opposé du théâtre traditionnel.
Les shows de Costes sont pourtant souvent mal interprétés, et les spectateurs les réduisent aux situations limites qu'ils représentent, c'est à dire le sexe et la violence. Pourtant Costes n’y cherche pas uniquement la provocation, il veut aussi montrer la réalité telle qu'elle est. La nudité omniprésente est agressive, mais nécessaire pour montrer la faiblesse du corps autant que pour mettre en contraste les costumes, toujours représentatifs des symboles sociaux aliénants.
Sa dernière tournée mondiale s'est déroulée en 2003 avec l'opéra porno-social Le Culte De La Vierge, toujours entre chanson, théâtre, nudité et violence. Et ses derniers shows en solo  étaient Je Suis Mon Propre Bourreau (2005), et J’aime La Haine, actuellement en tournée, en parallèle à la promotion de son dernier livre.



Costes a également réalisé de nombreuses productions vidéos (indépendamment de celles qui retranscrivent ses shows) et il y développe toujours des scénarios bizarres, choquants ou plus simplement burlesques. Il conserve pourtant dans ses films une forme plus classique et ne les déstructure pas comme il déconstruit ses chansons. Mais, à l'instar de son style de chant, ses personnages y ont souvent des sentiments exacerbés.
Son dernier film est Alice Au Pays Des Portables, une fiction “racaille-romantique” co-réalisée avec l'actrice Darline Montfort en 2002. Plusieurs de ses réalisations ont par ailleurs été présentées en 2004 au LUFF, Lausanne Underground Film & music Festival.
Costes a aussi été acteur dans des films plus traditionnels, toujours pour des rôles extrêmes, notamment dans Baise Moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi, Lilith d'Ovidie, Irréversible de Gaspar Noé ou encore en 1999 dans le film allemand Jenseits Den Rosen d’Axel Meese où il a été l'acteur principal. En 2004, il a également joué le pape Alexander VI Borgia, dans l'opéra moderne Kastanienball de Stefan Winter, au festival de Munich.

Il a aussi écrit plusieurs articles et coups d'humeurs (notamment pour la revue Cancer ainsi que pour divers sites internet), ainsi que deux livres, Viva La Merda édité chez Hermaphrodite en 2002, et Grand Père édité chez Fayard au début 2006.


Cet article a été reproduit ou cité ici, ici, ici et ici.
Cet article est initialement paru en 2006 sur le webzine Obsküre, et quelques corrections y ont été apportées en 2016.
La dernière photo, live à Paris en 1991, provient du blog d'archives de Cyril Adam
Les autres images proviennent des archives de Jean-Louis Costes.

NOX (1982-1994)

Industrial music and however sexual, incantation preceding the fall of bodies in the dust, tribal chants resounding in a desert urban zone, Nox is a major band from the first generation of industrial french acts.


The project was initiated by Gerome Nox in the early 80's and was officilaly created in 1982 when they first perform live.
Their music combined tribal rhythms, hypnotic abrasive guitars and primitive male/female vocals.
At that time they played live with famous great acts like : Einstürzende Neubauten, Test Dept., Sprung Aus Den Wolken or Esplendor Geometrico.
The band ceased to exist in 1994 after a intense and very innovative discography.

Front cover of "Crowd"

Discography
. Acte 1 (1983 - Tape - AKT Production)
. Sessions 84/86 (1987 - LP - Dossier Records)
. Crowd (1988 - LP - Permis de construire)
. Acte 1 : Back To The Roots ! (1989 - LP - Permis de construire)
. Live At The Manufacture (1989 - CD - Permis de construire)
. Rut (1989 - 10" - Odd Size)
. Killin’ Drive Power (1990 - CD - Permis de construire)

Click on each title to download the corresponding album.


After that, all the last 4 members take different roads :
. Gerome Nox acts as producer in the late 80's and start of 90's, and then he decides to move towards the world of theater and contemporary dance, and also create his own musical project, G-Nox.
          Myspace of Gerome Nox
. Cecile Babiole with Electronicat and her video projects.
          Site of Cécile Babiole
. Laurent Perrier as a label manager until the end of the nineties (Odd Size), then with his musical projects (Zonk't, Cape Fear) and his new label (Sound On Probation).
          Site of Sound On Probation
. Laurent Pernice with is his solo works.
          Site of Laurent Pernice


I have wrote a more complete biography in French for the book Carnets Noirs (Acte 2 – 2006) and you can also find it in the webzine Obsküre.


Excerpts of the video-clip "Crowd"

Nox Goodies :
Interviews, articles & reviews in French :
. Article (Hello Happy Taxpayers #6 - 1987)
Right-click here to dowload the 1 page pdf (personal archive)
. Interview (Hello Happy Taxpayers - 1988)
Right-click here to download the 3 pages pdf I have made with the scans realized by Nostalgie De La Boue
. Interview (unknow - 1990)
Right-click here to dowload the 2 pages pdf (personal archive)
. Interview (Dissonance #3 - 1991)
Right-click here to dowload the 5 pages pdf (personal archive)
. Reviews of "Killin Drive Power" (Hello Happy Taxpayers #9 & Dissonance #2 - 1991)
Right-click here to dowload the 1 page pdf (personal archive)
. Interview of Laurent Perrier/Odd Size (Dissonance #2 - 1991)
Right-click here to dowload the 2 pages pdf (personal archive)
. Article on the Industrial Rock were there's a short biography on Nox (Best - 1992)
. Gerome Nox (laptop) et Cécile Babiole (vocals and effects) perform together in Paris in 2010. The french radio broadcasting Douche Froide did for this occasion and interview with both of them. They talk about their past and the history of the band ; find it on their blog.

Live collage - 1991 (source unknown)
Videos :
. The weird french filmmaker Gérard Courant make a short and silent shooting of Gérome Nox in 1984. This performance shows Gérome in front of the Nox logo applying various paintings on his face to obtain an amazing tribal mask. Find it on his blog.
. Video-clip of the track « Crowd » (1988)

Live collage made with the images in Dissonances n°3 - 1991


Credits : All pictures © Nox


SLUSHY (1990-1995)

Slushy was a french post-industrial band who existed from 1990 to 1995. They had issued only two releases : the self-released tape « Arse » in 1991 and the CD « Penge » in 1993.

Cover of "Penge"

Their music was a mix of dark and heavy rythmic tracks in the vein of the early Swans and more experimental and noisy atmospheres, but always with a classical instrumentation : bass, guitar, drums and obscure vocals.
Their lyrics were also influenced by the original industrial thematics : violence, sex and paranoia delimited the radical attitude of Slushy.

Visual from the booklet of "Arse"

From 1994 to 1997, Sébastien also run the shop and industrial/ambient label G.M.B.H. He also started in 2006 the label Ferns Recordings specialized in field recording, drone and experimental music.
In 2010, he created with 3 others psychotic comrades the industrial band Cage Apotheek.



Short biography in French I have wrote for the book Carnets Noirs (Acte 2 - 2006)

Slushy naît en 1990 à Paris, sous l'impulsion de Loic Moniotte et de Sébastien Gautheron, Pascal Haze aux percussions se greffera sur le duo par la suite.
En 1991 sort Arse, leur première cassette autoproduite, qui contient déjà les caractéristiques principales du groupe : des rythmes lourds, lancinants et répétitifs où les guitares incisives et des voix sourdes bardées d'effets, décrivent des morceaux-climats pouvant se rapprocher de certains titres des Swans, mais en plus sombre et plus sauvage.
Leur CD Penge sort en 1993 sur la sous-division Zeitgeist du label et distributeur Semantic. Il s'y rajoute des atmosphères plus oppressantes, toujours basées sur une instrumentation classique (basse, guitare et percussions) et les instruments sont poussés dans leurs retranchements les plus expérimentaux et bruitistes, que Throbbing Gristle ne renierait pas. L'univers textuel du groupe se rapproche aussi en partie de celui de la musique industrielle originelle ; violence, sexe, torture et corruption définissent les thématiques angoissantes et radicales de Slushy.
C'est également ce qui ressort de leurs prestations lives, et c'est bien cette personnalité musicale étonnante, à l'unicité sonore unique qui fait de Slushy un groupe vraiment novateur pour l'époque.
La dernière réelle production de Slushy est un maxi qui ne voit finalement jamais le jour puisque Semantic cesse ses activités, et le groupe splitte en 1995.

Slushy Rehearsal

Slushy Goodies (in French) :
. Right-click here to download the 5 pages booklet of the tape "Arse" - 1991 (personal archive) 
. Right-click here to download the 3 pages interview in Premonition #14 - 1993 (personal archive)
. Click here to download the CD "Penge" - 1993
. Review of "Penge" on Slow End (2014)

Live in Paris - Les Etablissements Phonographiques De L'Est - 1993


Credits :
. Rehearsal Picture by Frédérique Fichet
. Live Picture by Cyril Adam.
. All pictures © Slushy.

NIKOLAS & ZEENA SCHRECK - The Manson File

This interview with Nikolas Schreck and Zeena Schreck (previously Zeena LaVey) was conducted over email in August 2011 by the french journalist and writer Max Lachaud.


This long interview was initiated by the issue of the french version of the publication of Schreck's « The Manson File : Myth and Reality of an Outlaw Shaman ». This new and greatly expanded edition of over 900 pages was released in France as « Le Dossier Manson : Mythe et réalité d’un chaman hors-la-loi » (Camion Noir  - April 2011).


In this book, Schreck delves deeply into previously unknown aspects of Charles Manson's life and the Tate-LaBianca murders to present evidence that the "Helter Skelter" theory put forth by prosecuting attorney Vincent Bugliosi had little if anything to do with the reality of the crimes.


According to Schreck, the murders of Sharon Tate and the others actually resulted from conventional underworld rivalries between drug dealer associates Charles Watson and Jay Sebring, who Schreck contends was linked to the Mafia.
Along with the themes of this book, the interview develops also many others subjects like Anton LaVey, the Church Of Satan and the former Schreck's industrial occult band Radio Werewolf.

Excerpts of "Charles Manson Superstar" directed by Nikolas Schreck (1989)
Interviews Links :
The original English version is on the Schrecks official page.
The online French version is on the french magazine Obskure site.